Boves. Diagnostic sur 31 ha Y. Le Béchennec (SAAM), 2018

 

Ce diagnostic se situe à l'emplacement d'une grande villa repérée en 1968 par R. Agache qui a été prospectée en 1993 par le CIRAS. A cette occasion, de la céramique de La Tène finale au IVe siècle avait été recueillie. Au centre de la parcelle diagnostiquée, plusieurs enclos sont datables de La Tène moyenne. L'un d'eux (environ 4000 m²) est matérialisé par un puissant fossé large de 2,80 m et profond de 1,14 m. Il est doté, au sud-ouest d'une entrée large de près de 5 m. Ces vestiges semblent inclus dans un très vaste enclos se développant hors emprise et qui formerait une parcelle de plusieurs dizaines d’hectares. Quelques structures protohistoriques sont isolées : grenier à quatre trous de poteaux, silos. A la période romaine, plusieurs enclos, de taille différente sont aménagés. Une tranchée britannique de la première guerre mondiale, comblée après 1918, est voisine d’un abri en tôle métroc pouvant être liée à une batterie d’artillerie probablement canadienne et d’un vide sanitaire d’une baraque Nissen. Source : rapport de diagnostic.

 

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Le Crotoy. Diagnostic sur 5,9 ha. R. Rougier (inrap), 2018

 

Le Crotoy. Diagnostic sur 5,9 ha. R. Rougier (inrap), 2018

 

 

 

Sur près de 7000 m², deux concentrations de structures sont datées de La Tène ancienne A. L’une située côté est, dans le bas de versant, est plus dense, avec des fosses, de probables bâtiments sur poteaux et un four. L’autre située côté ouest, à proximité de la voie communale n°7, est plus lâche et semble renfermer principalement des fosses. Toutes deux ont livré de la céramique essentiellement modelée et des ratés de cuisson d’une forme céramique haute, décorée de manière couvrante de protubérances oblongues en forme de grain de riz, laisse imaginer une production in situ.

 

Une occupation homogène, datée du Xe siècle, s’étale sur 1,6 à 1,8 ha, dans la partie nord-est du diagnostic. Elle se compose de plusieurs concentrations de structures d’apparence domestique (fosses, trous de poteau appartenant très probablement à des bâtiments et silos). Certaines structures renferment des restes de paroi de four et des rejets de vidange de structures de combustion. Ces vestiges sont associés à de vastes amas de coquilles de coques consommées représentant sans doute plusieurs centaines de m3. Les coquilles de coques sont également présentes de manière éparse dans les comblements de nombreuses structures. Nous pourrions être en présence

 

d'un site spécialisé lié à la pêche et tourné vers la préparation de la coque (en vue d’une commercialisation ?), peut-être avec une occupation saisonnière, ou un site occupé de façon pérenne et ayant consommé de la coque. Source : rapport de diagnostic.

 

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Amiens. Cloître des Soeurs Grises Diagnostic sur 685 m². R. Jonvel (SAAM), 2018

 

 

C'est en 1486 que des sœurs du tiers ordre franciscain (sœurs grises) s'installèrent à Amiens, dans l'hôpital Saint-Nicolas-en-Coquerel, établissement fondé par le biais d’une donation pieuse (entre 1359 et 1380). Le couvent fut déclaré bien national à la Révolution française et fut vendu en 1793. Ce qu'il restait des bâtiments fut détruit au début de la Seconde Guerre mondiale, lors des bombardements allemands du 19 mai 1940. Les vestiges du cloître et la crypte sont protégés au titre des monuments historiques (inscription par arrêté du 18 décembre 1940), partiellement désinscrit en 1946 (église) et 1964 (porte). Il ne reste en élévation que les murs du cloître formant un quadrilatère qui sont intégrés aujourd'hui dans un jardin public, le square du cloître des sœurs grises.

 

Les niveaux archéologiques rencontrés concernent l’extrême fin du Bas-Empire (fin IVe – début Ve siècle), le haut Moyen Âge, le plein Moyen Âge et l’époque contemporaine. L’époque Moderne, pourtant marquée par l’édification du cloître au cours du troisième quart du XVIIe siècle, n'a pratiquement pas livré de vestiges.

 

Les hypothèses situent l’emplacement de l’angle nord-ouest du castrum du Bas-Empire au niveau du cloître. De fait, l’enceinte n’a pu être qu’entraperçue dans l'un des quatre sondages, masquée sous des apports de terre ne remontant pas avant le VIIIe siècle, à 2 m de profondeur. Ces niveaux d’occupation reposent sur des amas de pierres résultant de la démolition d’édifices antiques.

 

Un remaniement complet du secteur est attesté à partir du XIIIe siècle, à la suite d’une phase (fin XIe? - XIIe siècle) où les apports de terre sont conséquents. De puissantes maçonneries parallèles sont établies perpen­diculairement à la section nord de l’enceinte. Si l’une des maçonneries correspond aux bâtiments de l’hôpital-couvent, la fonction de la seconde maçonnerie demeure inconnue. Des niveaux de sols sont attestés.

 

A la fin du XVe siècle, lors du démantèlement de l'enceinte antique, cette maçonnerie est récupérée en profondeur. Les niveaux supérieurs correspondent aux niveaux de l’hôpital Saint-Nicolas-en-Coquerel à l’Epoque Moderne, puis du cloître.

 

L’occupation à l’époque contemporaine fait suite à la division par lot du couvent comme Bien National, le cloître et la chapelle survivant à cette période. Plusieurs activités se succèdent impliquant la construction de bâtiments en briques et matériaux légers à l’encontre du mur-bahut du cloître ainsi que de structures souterraines assez nombreuses impactant les occupations, plus particulièrement, dans l’angle du square actuel. Source : rapport de diagnostic

 

 

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Villers-sur-Authie. Diagnostic sur 2,1 ha. R. Rougier (Inrap), 2018

 

Cette opération, à l'emplacement d'une carrière, a permis de compléter les résultats d'un premier diagnostic réalisé en 2015. Un enclos quadrangulaire de 65 m de largeur, pour une superficie d'environ 4000 m², est matérialisé par deux ou trois fossés concentriques. A l’intérieur de l’enceinte, on note la présence de quelques fosses tandis que l’extérieur est vide. Cet enclos, qui se poursuit en dehors de la carrière semble inclus dans un système fossoyé plus large, limité sur le côté sud par un fossé qui ferme l’organisation. Côté ouest et au nord, des fossés peuvent appartenir à un parcellaire. L'occupation couvre le Ier siècle av. n. è. et au moins toute la première moitié du Ier siècle de n. è. Source : rapport de diagnostic.

 

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Villers-Bocage, Diagnostic sur 5,6 ha. C. Brouillard, (Inrap), 2018

 

Des indices de fréquentation des lieux au Néolithique final sont illustrés par une industrie lithique très peu abondante mais les outils sont relativement nombreux. Ce diagnostic a permis de mettre au jour l’angle sud-ouest de l’enclos d'une ferme gauloise fouillée en 2017 (fig. 1). Une nécropole a été mise en évidence à environ 160 mètres au sud-ouest. Neuf sépultures daté de La Tène C2, circonscrites par un petit fossé, ont été identifiées. La sépulture qui a été fouillée (fig. 1) n'était conservée que sur 10 cm de profondeur. Elle a livré, outre un petit amas osseux symbolique (adulte ou subadulte) dans lequel était déposée une fibule en fer, quatre vases (deux formes basses et deux formes hautes), dont un déposé à l’état partiel et à part des autres. A proximité des sépultures, un puits (fig ; 3)a livré dans son comblement supérieur de la céramique disparate (Protohistoire ancienne et récente). Quelques structures éparses (fosses et trous de poteau) ont livré un peu de céramique gallo-romaine. Trois anciens chemins, antérieurs au premier conflit mondial, de fosses, de fosses de plantation et de traces de la première guerre mondiale ont également été relevés.

 

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