sam.

23

févr.

2019

Cinarchéo 1er mars 2019

 CIN’ARCHEO vous convie à sa prochaine séance le vendredi 1er mars 2019 (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida).

 

 

Le Ramesseum, c'est le "tombeau d'Osymandias" de l'historien grec Diodore de Sicile, le "Memnonium" du géographe Strabon et le "Rhamesséïon" de Jean-François Champollion et d'Ippolito Rosellini qui, lors de l'expédition franco-toscane de 1828-1829, lui donnèrent le nom qu'il porte encore aujourd'hui. Édifice parmi les plus grandioses de la rive occidentale de Thèbes, le Ramesseum a été construit au XIIIe siècle avant notre ère par l'un des plus illustres pharaons du Nouvel Empire : Ramsès II (1279-1212).

 

Ce vaste complexe, implanté à la lisière des terres agricoles et du piémont de la chaîne libyque, est aujourd'hui en partie ruiné, mais sa superficie d'antan est estimée à près de dix hectares. Il comprenait un temple d'une belle élégance architecturale, un édifice consacré au culte de Touy (mère du roi) et de Nefertari (grande épouse royale), des aménagements portuaires et un bassin, enfin un important ensemble de bâtiments en brique de terre crue associés à la vie administrative, économique, juridique et socio-culturelle. Deux hauts murs d'enceinte entouraient le temenos auquel on accédait depuis l'Est, après avoir franchi un monumental portail aujourd'hui disparu. Entre ces murs, prenaient place des allées processionnelles qui bordaient le temple sur trois de ses côtés. Dans son état initial, venaient encore s'y greffer des chapelles secondaires, un complexe chthonien et un autre solaire, ainsi qu'une bibliothèque.

 

 

 

Au sud de la première cour, subsistent les vestiges du palais royal (récemment restauré), où le souverain pouvait se rendre lors de ses visites à Thèbes. Plusieurs dépendances se partageaient l'étendue des secteurs administratifs et économiques qui occupent trois des côtés du temple. Au sud, avaient été installés une "maison de vie", des cuisines et des boulangeries, un économat et des ateliers. À l'ouest et au nord, prennent place de nombreux entrepôts où étaient stockés jadis les produits qui venaient des domaines agricoles de la Couronne ou émanaient de tributs des contrées étrangères. À l'intérieur de ces bâtiments voûtés étaient notamment emmagasinés le vin, la bière, les huiles et les graisses, le miel, les céréales et bien d'autres denrées encore, nécessaires pour la préparation des offrandes divines, mais qui étaient également consommées par le personnel de l'institution, voire remis en guise de salaire en nature aux fonctionnaires royaux et notamment aux artisans chargés de creuser et de décorer les tombes royales. Au nord-ouest, entre ces magasins, se dressait une longue salle à colonnes dont la fonction de «Trésor» (ou per-hedj) a été reconnue. C'est dans cet espace couvert et sans doute même protégé, que devait se trouver l’administration principale du temple. Dans d’autres officines, devaient être conservées et exploitées les matières les plus précieuses, comme les encens ou les baumes et les parfums que l'on utilisait essentiellement pour les cérémonies religieuses. Vers le nord-est, existaient de luxuriants jardins reproduits sur l’une des parois de la tombe de Nedjemger (TT.138) et même un bassin rituel qui devait aussi permettre d'approvisionner le temple en eau. Les fouilles n'en ont rien révélé jusqu'à présent, mais il est vrai que cette zone a été très bouleversée en raison des cultures dont l'extension atteint désormais les abords du premier pylône. [Texte © Christian Leblanc].

 

 

Ce film-reportage (105’), réalisé par Pascal Pelletier et commenté par Christian Leblanc, Directeur de Recherche Émérite au CNRS et Président de l'Association pour la Sauvegarde du Ramesseum (http://www.asramesseum.org/)a été réalisé dans le cadre du voyage organisé à Louqsor du 28 au 30 octobre 2016 au profit de l'A.S.R.

 

 

PROCHAIN CIN’ARCHEO 5 avril 2019

 

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ven.

28

déc.

2018

Cinarchéo 4 janvier 2019 : archéologie lybienne

 CIN’ARCHEO vous convie à sa prochaine séance le vendredi 4 janvier 2019 (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida).

 

Libye, entre mer et désert. Documentaire de 90’ réalisé en 2008 par Anne-Sophie Tiberghien.

 

 

 Fruit d’une sédimentation historique particulièrement fertile, le patrimoine historique libyen était exceptionnel par sa richesse et sa diversité. Les campagnes de fouilles amorcées au 19e siècle par des historiens français, italiens, et britanniques, et poursuivies par nombre d’institutions européennes, canadiennes ou japonaises, ont permis d’identifier quelque centaines de sites archéologiques d’intérêt. Cette terre, qui a connu tant de peuples et de religions, abrite aussi un vaste patrimoine ethnographique, anthropologique et architectural.

 

Dans ce docuimentaire, Anne-Sophie Tiberghien nous emmène sur des itinéraires hors des sentiers battus pour découvrir une Libye d’avant les évènements : théâtre romain de Sabratha, ruines de Leptis Magna, Ptolémaïs, Cyrène ... Antiques cités florissantes aux fastes admirablement bien conservés.

 

En Tripolitaine, en Cyrénaïque et dans le Fezzan. Phéniciens, Romains, Grecs, Ottomans, Italiens ont marqué ces lieux.

 

En passant par l'Akakus et ses extraordinaires peintures rupestres datant de 5000 ans avant notre ère et en empruntant les routes caravanières truffées de vestiges, vous vous aventurerez dans une zone inhospitalière jusqu'au volcan Waw an Namus au coeur de la Libye.

 

 

 Six ans après le déclenchement de la guerre civile libyenne, ce patrimoine risque de disparaître. Des centaines de photos et de vidéos sont diffusées sur les réseaux sociaux, des dizaines d’articles et de rapports traitant ce sujet montrent le terrible degré de destruction de quelques sites antiques comme Leptis Magna, Oea, Apollonia et Olbia-Téodorias, plusieurs colloques aux niveaux régional et international ont été organisés, quelques mesures ont été prises, et pourtant la destruction systématique du patrimoine libyen continue à cause d’un conflit militaire sans fin.

 


 

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