Rumigny (rue de Sains). Diagnostic R. Jonvel sur 6300 m² (2021)

 

La parcelle a révélé des structures sur la quasi-totalité de sa surface, à l’exception de son extrémité nord, au-delà d’un fossé parcellaire.

 

 

 

 

 

Un petit silo du Premier Âge du Fer a livré de la poterie datée du VIe-Ve siècle av. n.e.

 


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ZAC Gare la Vallée- Plateau ferroviaire (phase 2). Diagnostic J. Millereux-Le Bechennec sur 1,7 ha (2021)

 

Ce diagnostic a permis de compléter les observations de 2019 qui avait a mis au jour le manoir de La Vallée, connu par le cadastre napoléonien et démoli lors de la mise en place de la gare des Chemins de Fer du Nord. Ce premier diagnostic avait également mis en évidence la limite du dépotoir du IIIe siècle, implanté dans ce secteur après l'abandon du théâtre fouillé en 2018.

 

 

 

 

A 15 m au nord du théâtre antique, un empierrement constitué de galets, silex, blocs calcaire et fragment de tuiles a été suivi sur plus de 12 m de long. Il est large probablement de plus de 20 m, sans trace d'ornière. Cette esplanade a livré un peu de mobilier daté des Ier-IIe siècles. Plus au sud, une série de fossés orientés nord-sud et est-ouest qui se recoupent étaient probablement destinés à drainer cet espace comblé à la fin de l'Antiquité (IIIe-IVe siècles).

 


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Amiens. 5, rue de Condé. Diagnostic Richard Jonvel sur 2341 m² (2021) .

L'emprise de ce diagnostic correspond à l’ancien hôtel particulier famille industriel Morgan (XVIIIe-1940) dont seule est conservée  la façade du rez-de-chaussée, bien connue pour ses médaillons portant les armes des familles alliées des De Morgan. L’édifice fut remplacé par des entrepôts à vocation industrielle jusqu’à l’abandon de l’activité en 2011. D'autre part, cette parcelle serait  localisée à l’angle supposé de l’enceinte du Bas Empire et sur le tracé de l'enceinte médiévale. Les données chronologiques et stratigraphiques s’échelonnent entre la fin de la période augustéenne précoce et la fin du XVe siècle. Un hiatus est clairement visible entre les deux même si, sporadiquement, quelques tessons viennent rappeler la densité de l’occupation urbaine (Ier s. ap., Bas-Empire, Haut Moyen Âge). 

 

 L'occupation augustéenne est documentée par 156 tessons (appartenant à 44 vases) contemporains des plus anciens niveaux antiques du square Jules Bocquet à Amiens (19-15 av. n.e). Le répertoire techno-typlogique indiquerait un faciès militaire. Ils proviennent d'un remblai limono-tourbeux dont la stratigraphie n'a pu être déterminée.

Ce niveau est scellé par des dépôts de graviers fluviatiles caractérisant une, voire des phases d’inondation assez conséquentes, ayant entraîné le dépôt de tegulae de grand gabarit antérieures au IIIe siècle. De la céramique de la fin IVe -début du Ve siècle a également été recueillie.


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Amiens. Diagnostic sur 8000 m². T. Ducrocq (2021)

 

Lextrémité septentrionale du diagnostic, localisé en fond de vallée à proximité de la confluence de l’Avre et de la Somme, a livré une occupation de la fin du Mésolithique moyen (datations au radiocarbone :8100 +/- 30 BP et 7980 +/- 30 BP). Les vestiges sont répartis sur plusieurs centaines de m² à environ 4,5 m de profondeur, nettement sous la nappe aquifère. Ils proviennent de limons argileux recouverts par des tourbes, pour certaines exploitées par l’homme. Cette position stratigraphique indique une implantation sur un sol sec sur une berge de cours deau ou en marge dune dépression humide. Le colmatage tourbeux de la vallée a gagné progressivement les parties les plus élevées et a recouvert les niveaux archéologiques en favorisant leur conservation.

 


 

 

 

 

Une abondante industrie lithique a été recueillie. Elle se compose notamment de produits de débitage et de grattoirs

 


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Amiens. Diagnostic sur 1634 m². J. Millereux-Le Béchennec (2021)

Ce diagnostic, implanté à l'ouest d'un sauvetage réalisé en 1978 par D. Bayard, a mis en évidence au moins quatre phases antiques (entre la fin du Ier et la fin du IIIe IIIe siècle) sans atteindre le sol naturel malgré une profondeur maximale de 5 m.  Les niveaux du Haut-Empire n’ont pas été atteints. Une voirie interne orientée nord-sud est probablement la poursuite de celle observée en 1978. Elle présente au moins trois états  ainsi qu’un axe de circulation perpendiculaire. 


Au sud de ce dernier, les fondations d’un bâtiment en craie damée sont visibles et sont peut-être la suite d'un bâtiment observé à la fin des années 1980. Il est aménagé après un incendie daté de la fin du Ier siècle.  Au nord, se trouvent un ou des bâtiments avec des murs de plus petites dimensions (40 cm de large) et des plots avec des sols en terre battue.  Un bâtiment sur poteau d’au moins 6 m² se met en place probablement à la fin du IIIe  siècle.  Une suc­cession de sols en terre battue peuvent cor­respondre à une cour ou des espaces internes de maisons. Comme dans la partie fouillée en 1978, au moins deux à trois niveaux in­cendiés ont été observés. 


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Fouilloy. Diagnostic sur 4 ha. D. Kiefer (2021)

 

 

 

 

 

 

Un enclos circulaire de 30 mètres de diamètre est limité par un fossé large de 2,80 m et conservé sur une profondeur de 1,2 m. Il n’a livré aucun matériel.

 

 

 


 

 

 

 

Un ensemble alto-médiéval (Ve-Vie s. au Xe s.), couvrant toute l’emprise, est matérialisé par 61 structures semi-excavées localisées sur sur l'ensemble de l'emprise et des bâtiments sur poteaux. Près de 70 autres structures correspondent à des fosses.

 


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Parc éolien du Pays Neslois. Diagnostic sur 3,2 ha. L. Blondiau (2021)

 

 

 

A Saint-Christ-Briost, à l'emplacement de l'éolienne 1, trois fossés correspondent probablement à des tranchées de la guerre 14/18. Une zone grise (fosse d’extraction ?) et deux poteaux très arasés n'ont pas livré de mobilier permettant de les dater. A l'emplacement de l'éolienne 3, un chemin large de 3 m (ci-contre) est bordé par deux fossés larges de 0,70 m et conservés sur une profondeur de 0,30 m. Quelques tessons protohistoriques, non datables plus précisément, ont été trouvés en surface.

 

 

 

 

 


 

 

A l'emplacement de l'éolienne 4, des vestiges s'entendent sur 284 m de longueur. Une structure à crémation, ayant livré quelques esquilles d’os et de petits silex brûlés, pourrait être datée du Néolithique ou de l'âge du Bronze. Plusieurs fossés constituent probablement un réseau de parcellaire qui n'a pu être daté. L’ensemble est bordé au nord par un chemin large de 12 m, délimité par des fossés bordiers.

 


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Saint-Riquier. Méthaniseur. Diagnostic sur ha. A. Gapenne (2021)

 

 

Plusieurs fosses et trous de poteaux suggèrent l’installation d’une occupation au cours de la période protohistorique qu’il n’a pas été possible d’ancrer chronologiquement de façon précise. Il pourrait néanmoins s'agir d'un habitat ouvert et dispersé de La Tène ancienne

 


 

 

 

Un probable réseau de parcellaire est caractérisé par un ensemble de fossés implanté à La Tène et perdurant jusqu’à l’époque gallo-romaine (fin Ier-IIe s.). Plusieurs structures en creux (chablis, puits, grandes fosses, bâtiments sur poteaux).

 


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Le Quesnel. Parc éolien. Diagnostic sur 3 ha. P.-Y. Groch (2021)

 

A l'emplacement de l'éolienne 4, un petit lambeau de site, matérialisé par trois fosses ou trous de poteaux, a livré un abondant (mobilier céramique, peson, éclats de silex) du Néolithique final. Bien que d'apparence modeste, ces découvertes, rares dans le département, se situent dans la zone de contact entre le Groupe de Gord et celui de Cantons-de-l’Est auquel appartient le site du Quesnel. Un fossé ayant livré un tesson de céramique du Ier s.peut éventuellement être mis en relation avec une villa proche.

 


 

 

 

Quelques tronçons de fossés ont été mis au jour à l'emplacement de l'éolienne 8. Seuls quelques tessons datables au mieux du Néolithique final ou de la Protohistoire au sens large ont été recueillis. A l'emplacement de l'éolienne 9, une tranchée de la Première Guerre mondiale a été relevée.

 


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