Visite du cinéma

Pour en savoir plus sur l'histoire de Gaumont, le livret de l'exposition du 104 à paris
GAUMONT_120ANS_EXPO_DP.pdf
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A l'emplacement du cinéma se trouvait le garage Corroyer construit en 1938 pour l'important concessionnaire de la marque Citroën.


Pour en savoir plus cliquez ici

Le multiplexe Gaumont a été construit entre octobre 2003 et le 20 septembre 2005, date de son inauguration par la société EuroPalaces sur l’ancien site des Grands Garages de Picardie devenu Garage Citroën, édifié en 1929-1930 par l’architecte Georges Bouffet et détruit en 1999. La construction de ce cinéma avait d’abord été évoquée sur le site de la Vallée des Vignes (Amiens sud), à proximité d’un vaste centre commercial comme ce fut le cas dans d’autres villes. Pour autant, l’équipe municipale conduite par Gilles de Robien souhaitait remodeler le quartier de la gare et faire de ce multiplexe un outil susceptible de re-dynamiser un quartier qu’elle appelait de ses vœux faire un vaste centre tertiaire fondé sur le développement des NTICE. De multiples incidents ont émaillé la construction de ce vaste bâtiment abritant 12 salles et 2700 sièges. A cet endroit, couvrant une superficie de 14400 mètres carrés, des fouilles archéologiques dites de sauvetage ont été réalisées après les travaux de 1929 et de la reconstruction conduite par François Vasselle après la guerre. Le multiplexe est l’œuvre des architectes Chaix et Morel qui avaient préalablement signé la construction du stade de football de la Licorne et qui s’illustrèrent ensuite dans la construction du Zénith d’Amiens (livraison au printemps 2008). La décoration est l’œuvre de Christian Lacroix et des plasticiens Alain Balzac et François Michel.  

(http://crdp.ac-amiens.fr/idp/amiens-80-cinema-gaumont/)

Le premier projet de forme cubique a été abandonné pour choisir un bâtiment tout en courbes qui contraste avec le quartier de la gare tout en lignes droites. Les architectes Chaix et Morel ont l'idée de faire une "vague dorée et suspendue". 

L'oeil est attiré par l'étage en surplomb et le rez de chaussée en retrait et sombre disparaît, ce qui permet de cacher les escaliers de secours peu esthétiques.


« De jour, peut-on lire sur le site officiel des architectes Chaix et Morel, il – le multiplexe – se révèle tel un volume flottant aux éclats métalliques ondulants sous la lumière naturelle. De nuit, sa peau devient translucide et laisse percevoir la vie interne du bâtiment. Par transparence, elle crée un jeu de plans, d’ombres et de lumières rythmés. »

Cette "résille est constituée de plaques d'alu perforées - donc transparentes - de teinte or dont l'aspect change selon l'éclairage. La forme ondulée rappelle la pellicule de film et les trous symbolisent les trous de l'écran. Il était d'ailleurs prévu de projeter des images dessus.

La nuit la résille filtre la lumière de l'intérieur et prend un reflet rouge brillant.

Le hall est éclairé par la lumière extérieure grâce aux grandes baies vitrées. Tout est fait pour habituer l'oeil progressivement à l'obscurité de la salle. La résille qui couvre la moitié des ouvertures laisse passer la lumière mais va éviter d'être ébloui en sortant après un film.

Pour la décoration intérieure, Christian Lacroix choisit le thème de la marguerite : c'était le nom de la mère de Léon Gaumont et le premier logo était LG  (Elgé - ses initiales) entourées d'une marguerite.

Christian Lacroix décline la marguerite sous toutes ses formes ; il l'effeuille et les pétales deviennent des lèvres, des larmes, des coeurs, et symbolisent les émotions que donne le cinéma.


On ne le voit pas tout de suite mais le comptoir à confiseries est une marguerite. Il faut monter pour voir que le comptoir est le coeur et les pétales renferment les bonbons.

Les luminaires sont les grains de pollen qui s'échappent ou les abeilles qui viennent butiner..

A l'étage quand on va vers les salles le couloir est de moins en moins éclairé pour habituer l'oeil à la pénombre.

Au sol, un champ de marguerites, au mur les luminaires sont des marguerites et les poignées de portes des pétales. La police utilisée pour la signalétique rappelle les lettres utilisées dans les films muets. Les chiffres sont arrondis, aucun angle droit.


Christian Lacroix a décliné le rouge, la couleur de Gaumont. Le rouge vif du rez de chaussée s'éclaircit en orange ou en rose. C'est aussi son côté méditerranéen.

On retrouve  son goût du baroque dans les miroirs du rez de chaussée qui créent un jeu de reflets, et les boudoirs avec poufs et méridiennes (toujours en forme de pétales) qui donnent une atmosphère chaleureuse.

On entre dans la salle. Les fauteuils sont brodés de pétales tous différents.


L'écran gris perlé est un écran pour la 3D. Il réfléchit plus de lumière qu'il n'en reçoit. IL est en polyclorure de vinyle. (Pour en savoir plus sur la fabrication et l'installation d'un écran cliquez ici)

La salle est équipée de 2 hublots, pour la projection numérique et pour le 35mm.

A la sortie d'Avatar le cinéma s'est équipé du dipositif 3D et de projecteurs numériques.

Les films sont reçus par satellite , par internet ou sur disque dur.

L'avantage avec le film en numérique, c'est la bonne qualité constante. La pellicule 35mm est fragile et on voit à l'écran la moindre rayure ou la moindre poussière.  (On assiste à une projection de bandes annonces en 35mm avec des défautes; on voit les rayures apparaître en vert sur l'écran si elles sont du côté gélatine, en noir si elles sont du côté support). Le film en numérique ne s'altère pas, la qualité reste la même au fil des projections ; on a la version française et la VO sur le même film. C'est par ce moyen que l'on peut avoir les retransmissions en direct d'opéras ou de ballets.

Les films en 35 mm arrivaient sur plusieurs bobines qu'il fallait changer au long de la projection : une bobine fait 600m ; un film comme Titanic nécessitait 10 bobines!

La visite se poursuit avec la cabine de projection.

Il y a 2 cabines : une à l'étage pour les salles 1 à 8 et une en dessous pour les salles du rez de chaussée.

Pour la salle 2 que nous venons de visiter elle est équipée des 2 projecteurs, numérique et 35 mm

et Antoine le projectionniste nous fait une démonstration et nous explique son métier.

Le métier d'opérateur projectionniste disparaît depuis l'arrivée du numérique.

Le projecteur est équipé d'un serveur avec 5-6 films par salle. Les films mettent 24 à 36 h pour charger. Le lundi et le mardi sont consacrés à la programmation (son, bandes annonce, réglages des horaires...) et à partir du mercredi tout tourne tout seul.

La salle sert aussi pour des conférences, elle est équipée de prises pour le branchement d'un PC.

Les films en 35 mm arrivent sur des bobines. Il faut 3km de pellicule pour 1h30 de film.Les bobines sont posées sur des cercles de fer. Après les projections il faut renvoyer le film qui pèse une trentaine de kilos. Ici le plateau est fait de telle sorte qu'il n'y a pas besoin de rembobiner.

Le projecteur est équipé d'une lampe de 4000 watts avec un système de miroirs qui renvoie la lumière jusqu'à la fenêtre de projection. La lampe dégage une forte chaleur ; si un problème bloque le film la pellicule fond. Les bandes sonores sont sur les côtés. Il y a plusieurs objectifs qui correspondent aux différents formats (cinémascope, format télé, format carré, etc..)

Sur le palier devant la salle 1, l'association Chrysalide Vidéo expose des vieux projecteurs de cinéma.

Les photos

Un peu d'histoire.....

Prochainement

Prochaine conférence :

 

QUATORZIEME FESTIVAL DU FILM D’ARCHEOLOGIE D’AMIENS

 

 

10 au 14 avril 2018.

 

Les films primés seront rediffusés le 15 avril.

 

Voir le blog associationciras.org