Revue de presse 16-19 mai 2026

 

France. Dans une grotte des Pyrénées, des pierres vertes révèlent une activité minière néolithique vieille de plus de 5 000 ans. L’étude publiée dans Frontiers in Environmental Archaeology, menée notamment par des chercheurs de l’Universitat Autònoma de Barcelona et de l’Université Grenoble Alpes, suggère que ces populations ne se contentaient pas de collecter du minerai. Elles le transformaient sur place.

 

Archéologues sous-marins : des études loin des bancs de la fac. Comme chaque année, huit étudiants, sélectionnés sur dossier, apprennent les techniques d’archéologie sous-marine à l’île Sainte-Marguerite. Cette île regorge des traces d’un passé qui remontent à plus de 2 000 ans, avec des vestiges archéologiques. Les étudiants disposent d’une formation préalable en archéologie et en plongée pendant trois semaines.

 

Arménie. Les fouilles archéologiques se poursuivent à la forteresse de Baghaberd datant du IVe siècle, résidence des rois de Syunik. Depuis 2024, l’équipe archéologique du Service de la préservation des réserves historiques et culturelles – musées et patrimoine historique (SNCO), dirigée par Avetis Grigoryan, docteur en histoire, et l’architecte restaurateur Levon Vasilyan, mène des fouilles à la forteresse de Baghaberd.

 

Croatie. Des pièces romaines appartenant à des soldats du IVe siècle découvertes. Des archéologues ont récemment mis au jour un ensemble de 302 pièces de monnaie romaines qui avaient été enterrées dans un fossé situé sous une tour de guet près de Mohovo, dans l’est de la Croatie. Selon les premières analyses, elles auraient appartenu à des soldats qui les auraient cachées dans un moment de panique.

 

Égypte. Des vestiges ptolémaïques et romains exceptionnels ressurgissent dans un quartier méconnu de l’antique Alexandrie. Lors de fouilles de sauvetage menées à Alexandrie, des archéologues égyptiens ont mis au jour les vestiges de bains collectifs à tholos et une riche villa romaine décorée de mosaïques. Ces découvertes mettent en lumière l’évolution de l’urbanisme et le style de vie sophistiqué des habitants de l’antique Alexandrie dans un secteur encore peu exploré.

 

 

 

Italie. Pompéi : un médecin identifié grâce à ses instruments. Un travail interdisciplinaire a permis d'identifier le corps d'un médecin parmi les victimes de l'éruption du Vésuve en l'an 79. Le moulage en plâtre contenait un étui avec les instruments utilisés par les médecins à l'époque.

Kenya. Une même paroi du site d'art rupestre de Kakapel a été utilisée comme toile par quatre peuples différents sur plus de 10 000 ans. Le site de Kakapel, dans les collines granitiques du district de Busia, concentre sur une même paroi les traces de quatre peuples distincts. Des chercheurs de l'université du Witwatersrand en proposent le premier relevé millimétrique complet. Ils croisent archéologie, analyses de pigments et tests génétiques sur les ossements pour identifier les auteurs de ces représentations.

 

Pologne. Des poteries funéraires néolithiques révèlent des traces d’alcool fermenté vieux de 4 500 ans. Les analyses chimiques montrent que cette boisson ressemblait à de la bière ou à un mélange complexe de céréales, de fruits et de résines. Cette découverte repousse de plusieurs siècles les premières traces de fermentation connues dans cette région du nord-est européen.

 

République tchèque. Des ouvriers creusent pour une autoroute et tombent sur des centaines de pièces d’or. Les archéologues ont mis au jour des centaines de monnaies en or et en argent, inspirées des modèles monétaires romains de la même époque. Plus de 1 000 bijoux ont aussi été retrouvés : des fibules, des perles en verre et des perles d’ambre baltique. L’ambre souligne l’existence d’échanges commerciaux sur de longues distances.

 

Russie. La dent d’un néandertalien percée il y a 59 000 ans. Une molaire percée néandertalienne provenant de la grotte de Chagyrskaya en Sibérie pourrait-être la plus ancienne trace de « soin dentaire » du paléolithique. Cette cavité a été occupée par Néandertal il y a entre 59 000 à 49 000 ans.

 

Divers. L'analyse de plusieurs cimetières médiévaux révèle le traitement (toxique) réservés aux lépreux. Des scientifiques se sont intéressés aux traitements médicaux à base de mercure utilisés pour traiter la lèpre au Moyen Âge. Une étude parue en janvier dernier dans le Journal of Archaeological Science révèle que les chercheurs ont pour la première fois analysé la concentration de mercure dans le tartre dentaire de squelettes médiévaux.

 



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